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Témoignage d’une mère

12 thoughts on "Témoignage d’une mère"

  1. Céline dit :

    c’est le premier texte que je lis à ce sujet. Depuis quelques mois, j’ai appris que ma fille était anorexique et boulimique. Elle est infirmière………je ne comprends pas vraiment ce qui arrive. Elle n’a plus ses règles, elle est entrain de briser ses dents ui m’ont couté la peau des fesses quand elle était jeune. Elle a 23 ans. Elle est si belle, elle detruit son corps, j’en reviens pas. Elle est en réaction envers moi. Je suis moi-même thérapeute et je ne peux même pas l’aider, c’est déroutant. J’ai lu que sa vie pouvait être en danger et qu’a plus ça ne se guérit pas, mais je me dit que si le cancer se guérit comment se fait-il qu’il n’ont pas trouvé un traitement pour guérir cette maudite maladie mentale.

  2. Malicorne dit :

    Bonjour Céline,

    Je suis la tante de deux jeunes filles anorexiques.
    Et tout d’abord, je veux vous dire : l’anorexie se soigne, et on peut guérir.
    Je sais quel choc ce doit être pour vous, nous vivons le même, mais il faut s’armer d’amour et de courage pour vaincre cette maladie.
    Mes nièces sont suivies, mais les méthodes françaises sont très « vielles écoles  » et nous avons décidé de chercher nous-même à comprendre la maladie.
    En France, il y a l’Association AUTREMENT qui est une source d’informations utiles.
    En anglais, vous avez le F.E.A.S.T. qui permet de partager et qui est aussi une grande source d’aide pratique.
    Si votre fille s’abîme les dents, c’est sans doute qu’elle souffre énormément, ce n’est pas forcément qu’elle vous rejette.
    Beaucoup de jeunes gens souffrent de cette maladie, ce n’est ni leur faute, ni celle de la famille.
    N’hésitez pas à me contacter.
    Je vous envoie toutes mes affectueuses pensées.
    Isabelle.

  3. Amélie dit :

    Il est en effet important de considérer que cette maladie PEUT se guérir dans une grande proportion de cas. Par contre, pour se faire, il faudra vous armer de beaucoup de patience. C’est un processus qui peut s’avérer long et ardu. De nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour que vos proches s’en sortent. Dans un premier temps, il faut comprendre que malgré toute votre bonne volonté et vos efforts, si la personne qui souffre ne reconnaît pas la maladie, il vous sera plus difficile de lui venir en aide. Une fois cette étape franchie, un suivi tant médical que psychologique pour découvrir les causes plus profondes de ce mal est essentiel. Le tout avec le soutien de la famille ainsi que des amis le plus possible.

    Le trouble alimentaire vient compenser un mal profond dont on ne soupçonne pas toujours l’existence. Une multitude de facteurs peuvent être en cause à la fois. La détresse, la souffrance et le besoin des personnes qui souffrent sont réels. Le trouble alimentaire, malgré tous les désagréments qu’il cause procure un réel soutien à ces personnes et c’est pourquoi il est difficile de travailler pour les aider à guérir.

    Je vous suggère de téléphoner à ANEB (1-800-630-0907) cette ligne est gratuite et confidentielle. Que ce soit pour recevoir davantage d’information pour vous aider à comprendre la maladie ou vous aider à trouver des stratégies pour aider vos proches il nous fera plaisir de vous aider. Par ailleurs, il est important de reconnaître que tout comme la personne qui souffre, le proche qui la soutient a également besoin d’être soutenu, aidé. Nous offrons donc aussi des services d’aide et d’écoute aux proches de personnes souffrant de troubles alimentaires. N’hésitez pas en cas de besoin, vous n’êtes pas seules!

    L’équipe d’ANEB Québec

  4. vandenheede dit :

    bonsoir je suis anorexique depuis mes 15 ans j’en est 38 maintenant je suis sortie puis retomber dedans a chaque. fois c’est une maladie sans limite car la nourriture fait parti de notre vie le courage je l’ai j’arrive a m’en sortir mes des qu’il y as des fait triste je retombe dedans

    1. m.guenette dit :

      Bonjour, je comprends que ce doit être vraiment difficile, décourageant et épuisant, mais rappelez-vous que votre combat en vaut la peine. Chaque petite réussite est une victoire et de ce que je lis, je vois que vous tentez de vous en sortir. N’hésitez pas à nous appeler dans les moments plus difficiles, les moments durant lesquels vous vous sentez plus vulnérable 514-630-0907 (Montréal) ou 1 800 630-0907 (Ailleurs, sans frais).

  5. lise moreau dit :

    Ma fille a maintenant 22ans, et un poids santé,mais sa relation avec la nourriture est et sera toujours particuliere. elle a été hospitalisé 2 fois a st-justine et elle a fait l`hopital de jour a douglas. J`ai toujours crue que si moi sa mère je ne suis pas là pour elle, qui le sera? nous devenons des aidants naturel sans appuie. alors bravo! Un jour j`avais que nous devions pensée investir entre 7-9ans pour pouvoir sortir de l`enfer j`arrive a 7 ans et le soleil reviens

    1. admin dit :

      Bonjour,

      Nous sommes heureux de lire que vous commencez à voir le soleil revenir. En effet, il y a de l’espoir. Si jamais vous avez besoin de parler, de recevoir vous aussi de l’aide, sachez qu’ANEB offre du soutien aux proches. Vous méritez aussi de prendre ce temps pour vous. Vous pouvez nous contacter sur la ligne d’écoute pour ventiler, être écoutée, si le besoin se présente 514 630-0907 (Montréal) ou 1 800 630-0907 (ailleurs au Québec). Nous offrons aussi des groupes de soutien pour les proches. Pour plus d’infos: http://www.anebquebec.com .

  6. Jo dit :

    Nul besoin d’être la mère d’une personne qui souffre d’anorexie pour comprendre les sentiments que cette maman décrit. L’impuissance, la peine infinie, la colère… un beau mélange d’émotions mixées qui au final n’aident même pas la personne souffrante. Un lourd et difficile combat mais qui peut mener vers une victoire, un jour à la fois!

  7. Nadine Fortin dit :

    Bonjour,
    Mon message d’aujourd’hui en est un d’espoir.
    Ma belle grande fille a souffert d’anorexie sévère pendant 4 ans et demi. Nous avons vécu l’horreur en tant que parents de même que les proches. Nous avons failli la perdre à plusieurs reprises. Elle a passé plusieurs mois, voire années, à l’hôpital ou en résidence supervisée. De voir son enfant souffrir autant est atroce. En tant que parents, on vit tellement d’émotions et on doit faire beaucoup de deuils.
    Une des choses qui nous beaucoup aidé cependant est que nous avions donné un nom à la maladie et on distinguait notre fille de sa maladie. Il y avait elle ET la maladie. Plus souvent qu’autrement, la maladie prenait toute la place mais notre fille était toujours là, étouffée par cette voix qui prenait tant de place dans sa tête. Cette approche a permis de préserver la relation avec notre fille. Une autre chose qui nous a beaucoup aidé a été d’accepter d’être un filet de sécurité et donner de l’amour de façon inconditionnelle mais qu’on ne pouvait pas livrer la bataille à sa place. C’est un des plus gros deuils à faire: on ne peut pas les sauver malgré eux. On peut les aider à se sauver cependant. Dans notre cas, nous avons dû aller en Cour à quelques reprises pour la forcer à se faire soigner et la maintenir en vie. Ce n’était pas facile mais nous savions qu’une fois sous bons soins à l’hôpital, elle était en sécurité et pouvait reprendre des forces pour continuer de se battre contre la maladie. Enfin, il est plus qu’important en tant que parents de se faire aider, d’être accompagnés afin de pouvoir, à notre tour, accompagner notre enfant. Pour notre part, nous avons bénéficié d’un soutien extraordinaire du personnel de l’hôpital Douglas et de l’ANEB. Quant à ma fille, elle a pu compter sur une psychiatre, une nutritionniste, des intervenants en or. Il ne faut pas hésiter à leur faire confiance. Aujourd’hui, si vous pouviez voir ma fille! Cela fait plus de 4 ans qu’elle va bien. Elle est heureuse et épanouie. Elle accepte cet épisode de sa vie et assume pleinement ce qui est arrivé. Jamais elle ne s’apitoie sur elle-même ou ne se victimise. Elle a tellement grandi dans cette épreuve. Son cheminement lui a permis, entre autres, d’acquérir une sagesse et une compréhension de soi et de l’autre incroyables. Elle se connaît bien maintenant et prend soin d’elle. Elle a une vie tout ce qu’il y a de plus normal: elle est aux études, a un travail, un amoureux avec qui elle habite, un réseau d’ami(e)s, des projets. En raison de ce qu’elle a traversé, elle connait ses limites et est capable de s’écouter. Elle a failli faire une rechute il y a quelques années mais elle a tout de suite pris les moyens pour l’éviter. Bref, c’est une maman qui a vu la mort de très près qui vous écrit: gardez espoir, l’anorexie peut se guérir! Je vous joins le lien d’un témoignage qu’elle a accordé à Canal vie. (Désolée pour les publicités qui précèdent le témoignage…) http://www.canalvie.com/sante-beaute/bien-etre/moments-d-espoir?target=1.1853691
    Vous ne le croyez peut-être pas dans les moments les plus difficiles mais oui, c’est possible de se sortir de l’anorexie. Bon courage et toutes mes pensées vous accompagnent…

    1. m.guenette dit :

      Bonjour, tout d’abord, je tiens à vous remercier pour votre générosité. Merci de partager avec nos lecteurs votre vécu. Je suis particulièrement touchée de voir ce message empreint d’espoir. La lutte n’a pas dû être facile pour vous et votre fille. Votre message donnera sans doute la force nécessaire aux proches qui se sentent si souvent impuissants, épuisés et à bout de ressources pour continuer. Comme vous l’avez si bien mentionné, on peut s’en sortir, et plus fort ceci dit, comme votre fille. Comme vous l’avez souligné, elle possède désormais les outils nécessaires pour l’aider en cas de moments plus difficiles, moments plus vulnérables. À travers les épreuves, à travers le travail sur soi, on apprend beaucoup. L’ajout du témoignage vidéo qu’a fait votre fille est un ajout particulièrement important et parlant. Merci encore pour ce message si puissant! – Mélanie pour l’équipe d’ANEB

  8. Petite etoile dit :

    Bonjour ma fille a eu sa première rencontre avec le docteur pour son trouble alimentaire .Ont dirait que son trouble c est aggravé après cette rencontre elle a perdu quelques livres elle est encore plus sévère avec ses restrictions avez vous déjà observé ce comportement. Ont dirait quelle est fière d avoir un trouble d anorexie je suis un peu déconcerté de voir son manque de jugement en passant ma fille a 16 ans merci de m éclairé

    1. Marie-Louise dit :

      Bonjour Petite etoile,

      Je comprends que vous vous inquiétez pour votre fille et que vous aimeriez qu’elle guérisse parce que vous tenez à elle. Il peut parfois être difficile de voir quelqu’un qu’on aime avoir certains comportements restrictifs et de ne rien pouvoir y faire. En ce sens, vous avez bien fait de partager votre questionnement avec nous.

      Pour vous répondre, il est très fréquent de voir des personnes souffrant de troubles alimentaires vivre des périodes avec davantage de restrictions ou encore des rechutes après une certaine période pendant laquelle la personne allait mieux. Ces périodes, difficiles tant pour la personne qui souffre que pour son entourage, sont normales. Parfois, ce sont des événements stressants qui déclenchent l’augmentation des restrictions. Votre fille vit-elle une période plus difficile, par exemple, dans ses relation, à l’école ou au travail? Comment s’est-elle sentie suite à son premier rendez-vous chez le médecin?

      Aussi, surprise! Les troubles alimentaires n’ont rien à voir avec la nourriture. Ils ont différentes fonctions, par exemple, de donner l’impression à la personne qu’elle contrôle quelque chose, de gérer des sentiments, se forger une identité, etc. Il peut être difficile de trouver la fonction exacte du trouble alimentaire (un.e professionnel.le pourra aider votre fille à le faire) mais, dans tous les cas, ça va plus loin que de »simplement vouloir se priver de nourriture ».

      Ce que je peux vous suggérer, c’est de lui parler de vos sentiments en parlant au »je », de l’écouter et de lui dire que vous êtes là si elle a envie de parler. Même s’il est possible qu’elle ne souhaite pas s’ouvrir davantage sur le moment, la porte sera ouverte et elle risque d’être reconnaissante de cette ouverture.

      Nous sommes là si vous avez d’autres questionnements ou si vous souhaitez en parler un peu plus! Vous pouvez nous joindre au 514 630-0907 (Montréal) ou 1 800 630-0907 (ailleurs, sans frais). ANEB est là, pour vous comme pour votre fille.

      Marie Louise pour l’équipe d’ANEB

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