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Manger ses émotions ou hyperphagie boulimique ?

20 thoughts on "Manger ses émotions ou hyperphagie boulimique ?"

  1. Nathalie dit :

    Merci pour ce texte. Par contre, je ne réussi pas à différencier les caractéristiques des 2 comportements, soit manger ses émotions et l’hyperphagie boulimique. Est-ce possible de le faire sous forme d’un tableau comparatif?

    1. Marie-Michèle Ricard dit :

      Bonjour Nathalie,

      Merci pour votre commentaire. Différencier le comportement de manger ses émotions et l’hyperphagie boulimique peut effectivement être mêlant. La façon la plus simple de le comprendre, selon moi, c’est de voir le premier comme une fonction du deuxième. Dans l’hyperphagie boulimique, on « mange » aussi nos émotions. Cependant, l’hyperphagie regroupe des symptômes qui doivent être vécus selon une fréquence, une intensité et une quantité spécifique (tel qu’expliqué au 7e paragraphe). On peut très bien manger nos émotions pendant une soirée où on célèbre une bonne nouvelle et très bien vivre avec tout ça (aucune hyperphagie ici) ! Je crois qu’une des questions à se poser (outre les critères diagnostiques) est d’évaluer la souffrance liée au comportement. Est-ce que l’estime de soi diminue considérablement lorsque le comportement a lieu ?

      En terminant, n’oubliez pas qu’un professionnel spécialisé saura répondre à vos questions plus spécifiques et n’hésitez pas à faire appel à l’un deux.

      Merci encore 🙂

    2. Patricia dit :

      Quel est votre question ?
      Reconnaître ou arrêter de manger vos émotions ou tout autre maux reliés à la nourriture.

      Si c’est d’arrêter. Il faut arrêter.
      Pour ma part, je suis dans le processus d’arrêter et le résultat est immédiat et sans souffrance…. de manque de nourriture.
      Quand j’ai eu le goût de manger, alors que je me suis aperçut que je n’avais pas faim.
      Ou même seulement au moment que j’avais le goût de manger j’ai dit à mes émotions : Allez allez entrer dans mon corps émotions. Allez-y entrer. Même négatif même positif… Pour que vous touchiez à mon corps et à ma psycho.
      Et je n’ai pas mangé et j’ai ressentie une paix qui est encore en moi d’ailleurs.
      Par la suite, j’ai eu les bonnes nouvelles. Et je les ai acceptées.
      Et c’est par la suite que j’ai pris conscience que je mangeais mes émotions depuis au moins 3 ans.

      Bonne chance.
      Et j’espère que vous aurez la même chance que moi à cesser de manger vos émotions.

  2. M.-Josée dit :

    Ce sujet m’interpelle de façon particulière car je suis atteinte par ce type de comportement alimentaire. Je suis heureuse de lire que ce trouble sera toutefois reconnu incessamment.
    En attendant, je me sens seule. Dans ma région immédiate, il n’y a aucune aide de disponible, le CLSC n’ayant aucune ressource à proposer.
    Pourtant, d’intervenir serait pour le CLSC un atout en terme de prévention de maladies éventuelles reliées à cette problématique (diabète, maladies coronariennes, hypertention, etc.).
    Je soupçonne en effet que bon nombre de personnes vivent avec ce triste secret.

    1. Marie-Michèle Ricard dit :

      Bonjour M.-Josée,

      Merci pour votre commentaire.
      Je suis désolée d’apprendre que les ressources ne sont pas disponibles dans votre région. N’hésitez pas à consulter la liste offerte par ANEB ; certaines ressources peuvent offrir des services à distance (via skype). La solitude et l’isolement vécus doivent être effectivement difficiles à gérer. N’hésitez pas à faire appel à la ligne d’écoute d’ANEB qui peut vous offrir un support.

      Effectivement, nous sommes très heureux des nouveaux développements entourant la reconnaissance, entre autres, du diagnostic de l’hyperphagie boulimique dans le DSM-5.

      En terminant, vous avez raison : malheureusement, plusieurs personnes souffrent en secret d’un trouble alimentaire. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Vous faites un très beau pas en avant en écrivant votre commentaire.

      Merci encore 🙂

      1. Isabelle dit :

        Malheureusement comme ce trouble alimentaire a été reconnu que récemment les services publiques ne sont pas encore disponibles. Par contre vous pouvez trouvé le soutien auprès de psychologues et nutritionnistes au privé
        Je viens d’être diagnostiqué un long cheminement m’attend mais j’ai beaucoup de réponses à ma détresse et à lon lien avec la nourriture

        1. m.guenette dit :

          Bonjour Isabelle,

          Merci pour la confiance que vous nous accordez. Il n’est jamais facile de recevoir un diagnostique. Par contre, comme vous l’avez mentionné cela vient souvent apporter des réponses à certaines de nos questions, et nous aider à cheminer et aller chercher l’aide nécessaire. Certains milieux offrent des services publiques pour les gens qui souffrent d’hyperphagie. C’est le cas notamment chez ANEB, nous offrons des groupes spécialisés pour les gens qui souffrent d’hyperphagie boulimique. Je vous invite à nous appeler pour que nous puissions bien vous référer, mais aussi pour vous offrir une oreille et une écoute qui pourraient probablement vous faire grand bien, en ce moment. Numéro de la ligne d’écoute: 514 630-0907 (Montréal) ou 1 800 630-0907 (ailleurs au Québec, sans frais).

  3. Paije dit :

    J’ai été à la diète pratiquement toute ma vie. Avant 18 ans j’étais maigre mais à partir de cet âge j’ai commencé à me priver de nourriture et faire du gym pour perdre du poids puisque mon poids à cette époque était au dessus d’environ 10 lbs du poids santé recommandé tout en étant encore maigre. J’avais les cuisses de la grosseur de mes bras actuellement mais mon ventre au niveau du foie était gonflé et je ne m’aimais pas. C’est pourquoi j’ai commencé des régimes qui ont bien sûr fonctionnés un certain temps et que j’ai rererecommencé maintes et maintes fois. Aujourd’hui j’ai perdu le contrôle de mon poids depuis que je suis ménoposée et que je ne peux pas prendre des hormones car déjà eu cancer vessical. Je ne suis plus capable psychologiquement de me mettre à la diète et j’engraisse sans cesse depuis la ménopose. Mon moral est au plus bas, car je ne m’aime pas avec ce surplus de poids et je n’ai plus la motivation pour maigrir. Je me sens plutot dépressive plus le goût de rien???? SVP que puis-je faire…

    1. Bonjour Paije,

      Merci pour votre commentaire. Vous soulevez deux points très importants. Le premier, ce sont les symptômes liés à la ménopause. Le métabolisme en est affecté et fonctionne différemment après, ce qui peut affecter le poids. Ensuite, vous mentionnez un état dépressif qu’il importe de s’y attarder. N’hésitez pas à consulter un psychologue afin de vous appuyer dans votre démarche. La clé n’est pas d’axer sur la perte de poids, mais bien sur l’acceptation de son image corporelle par des comportements alimentaires sains. Au besoin, référez-vous à la liste des professionnels suggérés par ANEB ; vous aurez des professionnels spécialisés en termes de troubles alimentaires et de poids.

  4. valérie Martin dit :

    bonsoir
    moi aussi je commence à être prise par ce mal .
    J’ai 51 ans et ça me travaille depuis une dizaine de mois maintenant.
    Je pense que le fait que je sois au bord de la ménopause me pose des soucis de conscience pour ma ligne … et oui j’ai toujours été fine et je n’accepte pas du tout les kilos que j’ai pris en 6 mois…..
    ce qui est curieux est que plus ça me tracasse et plus je me goinfre … en fait c’est surtout au repas du soir … mais ça commence à gagner le déjeuner également.
    En fait , je m’efforce de manger très équilibrer pendant le repas puis à la fin de celui-ci, je n’arrive pas à m’arrrêter de manger. Je n’ai plus faim bien-sur mais je continue et j’enchaine et à une vitesse incroyable !!! jusqu’à ne plus pouvoir car totalement écoeurée … ça m’empeche meme de dormir tellement j’ai les dents du fonds qui baignent !!! j’adore cette expression qui explique complètement mon corps à ce moment là …. pff…. avec des TONNES de brûlures d’estomac qui me réveillent et m’empêchent de m’allonger ….
    AU SECOURS !! je ne sais pas comment faire….
    Je vis au Mans dans la Sarthe.
    merci

    1. m.guenette dit :

      Bonjour,

      Je vous remercie pour votre message! Je sais combien difficile cela peut être de se confier à d’autres. Votre démarche et votre réflexion concernant vos habitudes sont excellentes et je vous encourage à les poursuivre.

      Vous mentionnez que plus votre comportement vous tracasse, plus vous vous tournez vers la nourriture. Ce que j’en comprends par la suite est : plus vous êtes tracassée, plus vous vous tournez vers la nourriture, plus cela vous tracasse… cela devient un cercle vicieux. Et en fait, la nourriture peut avoir un effet apaisant chez une personne, il est donc normal d’avoir tendance à utiliser cette façon pour diminuer le stress, l’anxiété. Ce qui devient problématique est lorsque nous n’utilisons que cette façon, au détriment de d’autres qui pourraient être beaucoup plus aidantes. Lorsqu’on vit de l’anxiété, une préoccupation ou une émotion que nous trouvons difficile à vivre, le plus aidant parfois est de prendre quelques respirations et de se trouver une façon pour s’apaiser. La façon peut varier chez les individus. À titre d’exemples, des personnes plus artistiques peuvent utiliser le chant, la musique, la danse pour s’apaiser; d’autres peuvent lire ou encore prendre une marche. Une fois apaisée, vous pouvez prendre un moment pour tenter de comprendre ce qui se passe. Vous me mentionner plusieurs aspects : votre ménopause prochaine, votre image corporelle… quels liens faites-vous entre eux? Qu’est-ce qui vous tracasse, exactement? Et pourquoi cela vous tracasse-t-il? Il est bon de se rappeler, également, tous les aspects qui nous caractérisent en tant qu’individus. Il n’y a pas que l’apparence physique. Vous concernant, quels sont les aspects vous caractérisant et que vous aimez? Quelles sont vos forces et vos qualités qui vous définissent en tant qu’individus? C’est un exercice qui peut sembler plus difficile à faire, mais prenez le temps de penser au bien que cela fait de réaliser que nous sommes une bonne personne et que nous ne sommes pas qu’apparence physique…

      Il y a un autre aspect que j’aimerais aborder aujourd’hui. Vous me mentionner que vous vous efforcez de manger très équilibré pendant le repas, et que vous n’arrivez pas à cesser de manger par la suite. Comment vous sentez-vous à ces moments précis? Quelles sont les pensées qui vous viennent à l’esprit? Que voulez-vous dire par très équilibré? Parfois, on anticipe nos comportements alimentaires et cela nous amène à une forme de restriction alimentaire, soit physique ou même psychologique. Cette restriction peut ensuite avoir un effet sur notre comportement alimentaire qui suit… prenez le temps d’y réfléchir : quelle est l’une des premières choses qu’un individu fait s’il a interdiction de celle-ci? Si la personne se répète constamment ‘’ il va arriver telle chose, je dois arrêter’’, que peut faire la personne par la suite? Parfois, on encourage davantage la personne à se tourner vers cette-dite chose. Et plus on l’empêche, plus elle s’y tourne. C’est exactement le principe de restriction/compulsion. Nous croyons, chez ANEB, que le plus une personne se restreint (aliments interdits, portions plus petites, interdictions psychologiques), le plus la personne peut se tourner vers ces aliments et avoir l’impression de perdre un contrôle face à eux. Et là, l’anxiété, les préoccupations et les émotions peuvent surgir, ce qui encouragera la personne à se tourner vers la nourriture la prochaine fois. Les outils aidants que je vous ai énumérés plus hauts peuvent vous être utiles, ici.

      Évidemment, faire ces réflexions et vous apaiser peut être plus difficile à faire, seule, et c’est pourquoi je peux vous suggérer de vous confier sur notre forum d’aide. Nous offrons, via notre site internet, un lien menant à notre forum et qui permet aux utilisateurs de se confier et d’échanger entre eux. Certains utilisateurs préfèrent lire les messages; d’autres aiment le côté confidence. Comme ce forum est facilement accessible en tout temps par internet et qu’il est gratuit, je vous suggère de vous y rendre lorsque vous aurez des questions ou que vous vivrez un moment plus difficile. C’est étonnant de constater combien libérateur cela peut être de se confier à d’autres individus vivant une souffrance semblable à la nôtre. Je vous donne le lien du forum si cela vous intéresse : http://www.anebquebec.com/phpBB2/index.php

      J’espère que j’ai pu vous aider à comprendre et que mon message a pu répondre à vos questions. N’hésitez pas à nous rejoindre via notre adresse de messagerie si vous avez plus de questions ou que vous avez des inquiétudes. Vous pouvez nous envoyer un courriel à info@anebquebec.com. J’aimerais souligner une fois de plus votre démarche et, malgré vos inquiétudes, je crois que vous pouvez être bien fière de vous pour avoir pris votre courage et contacter une ressource. La première étape est franchie : celle de prendre conscience et de demander de l’aide. Soyez bien fière de vous!

      Courage!

  5. Madame Doris dit :

    Je me suis sentie particulièrement interpellée par les témoignages qui ont suivi la lecture de cet article. La psychologue qui me suit m’a beaucoup parlé de l’ANEB mais la honte et la peur du jugement ont fait en sorte que ça m’aura pris plusieurs mois avant d’enfin accepter de naviguer sur ce site… M’y voilà donc ce soir, non sans crainte…

    Je suis âgée de 34 ans et j’ai perdu mon père il y a six mois des suites d’un foudroyant cancer du foie. Un combat qui dura 11 mois. Étant très proche de lui, j’ai été témoin de chaque étape de la maladie. J’ai participé aux soins. Bref, j’étais constamment là. Je l’ai accompagné de l’annonce du diagnostic à son décès tout en continuant de travailler à temps plein dans une salle d’urgence saufs deux mois avant son départ. J’ai été sans arrêt en contact avec la maladie (j’y suis pourtant habituée) mais malheureusement, j’ai fait un amalgame entre ce qui arrivait à mon père et celui des patients que j’accueille à chaque jour si bien que six mois plus tard, je ne suis toujours pas rétablie de cette année difficile que j’ai vécue.

    Dès que j’ai appris que mon père était atteint d’un cancer incurable le 24 avril 2015 dernier, j’ai immédiatement senti un changement au niveau de ma relation avec la nourriture. J’avais de la peine. J’étais en colère. j’étais habitée par un sentiment d’impuissance tel que mon seul réconfort était la nourriture. Je me suis mise à avoir des compulsions. Des  »binges » comme on dit dans la langue de Shakespeare.

    Sur le coup, on aurait dit que ça me soulageait de mon mal. Mais 5 minutes après l’événement, la culpabilité, la honte et le dégoût de moi-même prenait toute la place. Ma relation problématique avec la nourriture ne date pas d’hier… Ça date de l’adolescence. Mais j’avais toujours réussi à me contrôler jusqu’à maintenant.

    Lorsque j’ai ces  »rages » de nourriture, je pourrais aisément comparer la réaction de mon corps avec celle d’un ex-fumeur en manque de nicotine qui finit par craquer. (Je parle par expérience puisque j’ai cessé de fumer il y a deux ans.) Un désir très fort d’assouvir la tentation se fait sentir puis une fois le délit commis, c’est la culpabilité et la honte qui prend toute la place.

    Il va s’en dire que j’ai pris du poids d’une façon extrêmement rapide. Je ne cherche pas ici de solutions pour perdre du poids, je connais les méthodes. Je dois traiter le problème à la source: le comportement hyperphagique.

    C’est la première fois que j’aborde le sujet autre que dans le bureau de ma psychologue. Je considère que je fais un pas de géant aujourd’hui. En parler n’est cependant que la pointe de l’iceberg…

  6. m.guenette dit :

    Bonjour Madame Doris,

    Je tiens à vous féliciter d’avoir eu le courage et d’avoir vaincu vos peurs en écrivant ce commentaire. Comme vous le dites, il est difficile d’en parler car beaucoup d’émotions y sont accompagnées comme la honte, mais vous y êtes arrivée et c’est une très belle réussite. Je vois beaucoup de souffrance lorsque je vous lis et les sentiments contradictoires que vous vivez sont tout-à-fait normaux. Vous avez vécu quelque chose de difficile et la porte de sortie qui s’est ouverte est le trouble alimentaire. Vous dites que, dans le passé, vous étiez capable de la contrôler. Cela est la preuve que vous êtes capable et que vous avez des moyens d’y arriver. Vous êtes aussi très bonne pour nommer vos émotions et êtes consciente que vous souffrez. Cela est une très grande habileté et le premier pas vers le bien-être. Je vous invite, lorsque vous serez prête, à appeler la ligne d’écoute d’ANEB sans frais au 1-800-630-0907. Des intervenant(e)s d’ANEB sont là pour vous écouter et vous soutenir sans vous juger, entre 8h et 3h, à tous les jours. Vous pouvez également assister à un groupe ouvert gratuitement afin d’écouter les autres et sentir que vous n’êtes pas la seule et si vous êtes à l’aise, vous pouvez partager votre vécue sans être jugée.

    Encore une fois, merci pour votre témoignage et au plaisir de pouvoir vous aider d’avantage.

    Cassandra, diplômée en sexologie (B.A.)
    Intervenante au volet éducation et prévention
    ANEB Québec

  7. Jonathan dit :

    Je me reconnais tellement dans plusieurs parties des témoignages. Je suis un homme de 35 ans, ayant vécu dans une famille dysfonctionnelle (alcoolisme, drogues, inceste et j’en passe). Je me bats depuis des années, j’essaie de me redresser et je réussi parfois, sur de courtes périodes. Cet état dépressif finit toujours par revenir et j’ouvre la porte du frigo. Le plaisir du goût dure jusqu’à ce que mon ventre soit gonflé, rond et saturé, jusqu’à ce que même m’asseoir est une lourde tâche. Avec les années, j’ai de plus en plus de difficulté à dormir, j’ai des brulements, reflux et parfois, je vomis sans même forcer, car il n’y a plus de place pour même tousser. Je me suis déjà réveillé en vomissant durant la nuit. Je prends du poids d’année en année, il y a 7 ans, je pesais 165 livres, et me voilà à 225 livres, du haut de mes 5’9. Je ne pensais jamais que je me rendrais jusque là… Je vois que ça ne fait qu’augmenter et je m’isole, j’ai honte de ma prise de poids, je ne sors presque plus, car les gens qui me revoient depuis un bout de temps me font toujours la remarque que j’ai pris du poids. Je ne parlerai pas de ce que cela fait psychologiquement, mais… en gros, je sens que j’ai éteint toutes mes chances de rencontrer l’amour. J’ai pris de la drogue durant plusieurs années aussi pour apaiser ce je-ne-sais-quoi… Je vis une grande détresse camouflée par un bon emploi stable, une bonne réputation, de bons amis… Mais il y a quelque chose qui fait en sorte que je ne peux pas du tout me contrôler. Je me sens coupable chaque matin où je serre mes pantalons, je rentre mon ventre pour rentrer dans mes vêtements… Au secours! Je dois mentionner que l’alcool fait partie de mes pertes de contrôle, en fait, ça commence souvent par cette dernière, car elle fait tomber l’inhibition et la préoccupation de bien manger. Je croyais que j’étais simplement un looser de la vie, mais après avoir lu plusieurs articles, ça ressemble beaucoup à l’hyperphagie boulimique. Un de mes frères, est par ailleurs, boulimique… Je crois que nous tentons de notre mieux de survivre à l’environnement familial dans lequel nous avons grandi, dans lequel nous avons appris. Je ne sais pas à quoi m’attendre de ce message, je crois que ça m’a juste fait du bien de partager et de m’exprimer…

    1. Marie-Michèle dit :

      Bonjour Jonathan,
      Je vous remercie pour votre témoignage. La honte ressentie fait souvent partie de la problématique, mais elle n’a pas à être vécue éternellement, ni en silence, ni seul. J’aimerais vous encourager à consulter afin de pouvoir partager sur ce que vous vivez, mais surtout afin de recevoir de l’aide adéquate. ANEB peut vous fournir une liste de professionnels qualifiés dans votre région.
      Bon courage,
      Marie-Michèle

  8. Sylvain Dubois dit :

    Mon fils de 19 ans a un problème lier a la nourriture .nous sommes sur la rive sud de mtl.est ce que vous avez des locaux pres de ste julie . Merci

    1. m.guenette dit :

      Bonjour M.Dubois, vous pourrez retrouver à Longueuil, la Clinique des troubles de l’alimentation de la Rive-sud: 
www.cliniquealimentation.com. Sinon, vous avez également une clinique de psychologie spécialisée en troubles alimentaires, à St-Basile: http://www.cliniquepta.com/. Chez ANEB, nous offrons aussi des groupes de soutien dont votre fils ou vous pourriez bénéficier à St-Lambert.
      Pour votre fils: http://anebquebec.com/services/groupe-de-soutien-ouverts/groupe-pour-ta
      Pour vous: http://anebquebec.com/services/groupe-de-soutien-ouverts/groupe-pour-proches

      N’hésitez pas non plus à nous contacter sur la ligne d’écoute 1 800 630-0907 pour obtenir du soutien et des réponses à certaines de vos questions! Vous n’êtes pas seul!

  9. Réjeanne Gosselin dit :

    Depuis 2-3 ans je suis préoccupée par mon comportement alimentaire… En lisant sur l’hyperphagie je me reconnais dans plusieurs symptômes, si je puis m’exprimer ainsi. Ce qui me dérange le plus, c’est le tort que je fais subir à mon corps… Je n’aime pas non plus les sentiments après mes compulsions: honte, remords, culpabilité, colère, etc.J’habite en région éloignée et il n’y a pas de services appropriés… J’ai besoin dans un premier temps, d’être bien écoutée afin que l’on cerne bien les interventions les plus adéquates…qui m’aideraient. Je me sens perdue… j’essaie de comprendre ce qui me porte à manger de façon compulsive. Je ne trouve pas l’élan qui me fait faire les premiers pas dans le sens de retrouver un équilibre avec la nourriture. Pouvez-vous m’aider? Merci à l’avance.

    1. Karine dit :

      Bonjour Madame Gosselin, premièrement je tiens à vous féliciter pour votre courage de nous avoir contacté! Je semble comprendre que vous êtes préoccupée par certains comportements en lien avec votre alimentation. Vous me dites habiter en région? Si ce n’est pas trop indiscret, pourriez-vous nous dire vous venez de quel endroit? Peut-être que nous pourrions trouver une ressource spécialisée qui pourrais vous aider? Pour ce qui est de ce que vous avez besoin, sachez que vous êtes au bon endroit! Aneb est disponible pour vous écouter, vous permettre de ventiler, de vous soutenir et de vous guider dans votre processus. Je semble comprendre que vous êtes un peu perdue par rapport à l’origine des compulsions et de votre relation avec la nourriture? Est-ce qu’il s’est passé quelque chose en particulier il y a 2-3 ans? Est-ce que vous êtes en mesure de vous rappelez un peu QUAND votre rapport à l’alimentation à changer? Sachez que vous n’êtes pas seule!! On peut vous aider à réfléchir à cette question ensemble! S’il y a quoi que ce soit, vous pouvez également utiliser notre ligne d’écoute à chaque jour de 8h le matin à 3h du matin (1 800 630-0907)
      Sincèrement,
      Karine pour l’équipe d’Aneb

  10. La Grande dit :

    Bonjour, depuis quelques mois, j’ai réalisée que j’avais probablement un problème avec la nourriture. Depuis environ mes 8 ans, je me cache pour manger, mes parents m’ont souvent interdit de manger des « cochonneries » alors je me suis mise à les cacher pour ne pas me faire chicaner, puis je me suis mise a me peser a tous les jours, je mesure 5″10 et j’ai toujours trouver mon poids énorme pourtant comme on me dit souvent « je suis grande » depuis mon adolescence je ne fais qu’engraisser et maigrir (sa varient depuis des années de 170 lbs à 135 lbs, 135 lbs à 190 lbs, 190 lbs à 158 lbs , 158 lbs à 223 lbs, 223 lbs à 163 lbs et l63 lbs à 195 lbs) je n’en peux plus. Chaque perte de poids était dû à un régime très stricte de ma part ainsi que de l’entrainement a tous les jours. Mon dernier copains , quand je l’ai rencontrée j’avais perdu beaucoup de poids et durant notre relation, j’ai pris environ 15 lbs après 4 mois, et il m’a dit que je ne l’attirait plus ! La pire chose qu’on pouvait me dire ! J’ai finalement pris près de 70 lbs durant notre relation, et c’est la que le problème s’est aggravé . Étant donné qu’il critiquait tout ce que je mangeai et même me disait que les gens me jugeaient quand je mangeais une poutine en public et me disait qu’on voyait mes bourlets, que mes jeans me fesait pas bien, il regardait mes portions et me disputais quand je mangeais trop, je me suis mise à manger en cachette et j’ai pris 70 lbs. Cela fait presque 4 ans que je suis plus avec cette personne, et je me cache encore, après ma relation, je me suis mise au régime (laxatifs, moins de pain, aucune pâtes, ni de riz et même de patates) lorsque je me « gavais » je prenais des laxatifs et je mangeais presque pas les journées suivantes. Je me suis mise a m’entraîner 6 jours sur 7 intensifs et puis j’ai commencer à avoir des problèmes de dos, et j’ai dû tout arrêter. Je suis devenue très frustrée de cela, pourquoi la vie me fait sa ? Je fesais tout pour retrouver ma « santé » j’avais consultée une psychologue pour m’aider avec toute les commentaires que j’avais eu de mon ex (après ma relations, je m’aimais tellement plus que je ne voulais plus sortir de chez moi et je n’avais presque plus confiance en moi) et la , encore un bâton dans les roues (je dis encore, parce que j’ai toujours l’impression de me battre pour être heureuse depuis toujours, j’ai eu une adolescence très difficile à la maison)1 an plus tard j’ai repris 30 lbs, je suis en couple depuis 1 an, et à chaque chicane que nous avons, je saute dans le garde manger quand il n’est pas la ou quand je suis seule dans l’auto. J’ai honte d’aller au dépanneur acheter des sacs de jujubes et des chips, comme si j’achetais de quoi d’illégal et quand j’ai fini de TOUT manger, je me sens si idiote, j’ai des reflux gastrique et le ventre gonflé je suis si inconfortable. Hier je me suis regarder dans le miroir et me suis dit « Regarde ce que tu te fais…encore une fois » et puis je me suis encore gaver aujourd’hui, j’engraisse à vue d’oeil et je n’ai pas envie de me retrouver à 223 lbs, ce que je ressentais à ce moment la était horrible. J’ai peur . Je trouve cela dommage qu’il n’existe pas beaucoup de centre pour les troubles alimentaires, je suis allée consulter et j’ai comme l’impression que mon dossier est tomber dans l’oublie. Je ne sais plus quoi faire, je me sens si lourde de l’extérieur comme à l’intérieur. Je crois que sa la assez durée, j’aimerai vraiment trouver le courage d’y arriver une fois pour toute. Je prend de la médication qui diminue mon anxiété, mais cela ne m’empêche pas du tout de me gaver, car j’ai remarquée que c’est lorsque je ressens de la colère que je me jète dans la nourriture, mais reste que j’ai peur de ne plus m’aimer complètement alors, je continue encore de manger en « débile » il est temps que je sorte de ce cercle.

    Lire tout vos témoignage me donne de l’espoir et me sens un peu plus comprise, c’est tellement tabou ! On va plus s’inquiéter de la personne qui a la peaux sur les os, mais une personne obèse elle a juste a moins manger!!! Alors le fumeur, toxicomane, et alcoolique, vous n’avez qu’à arrêter ! Ah oui, lorsque je me suis confier à un fumeur de cigarettes et de cannabis régulier qui essayait d’arrêter, que j’avais une dépendance à la nourriture, il m’a dit que j’avais juste à arrêter, et me contrôler que c’était plus difficile lui car lui avait une Vrai dépendance. Je suis désolée, je crois en être encore choquée.

    Bref, merci pour se site j’ai adorée vous lire, les commentaires ainsi que les réponses merci d’exister et d’aider les gens dans leur troubles alimentaire

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