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À bas les troubles alimentaires – mots des porte-paroles

Mot Catherine Brunet

Je suis née en 1990. J’ai donc été élevée dans un monde de comptage de calories, de Weight Watchers, d’aliments interdits et de minceur extrême sur les podiums de mode et dans les magazines. J’ai aussi grandi sur les plateaux de tournage, et on m’a dit très jeune que je devais faire attention à mon apparence physique; en l’occurrence, mon poids : « Ce n’est pas très grave, tu es jeune, mais fais attention à ta petite bedaine. » J’ai donc rapidement développé une relation trouble avec la nourriture et avec la minceur. Au secondaire, j’obsédais avec mon poids, ma taille. Et c’était « normal ». Tous mes amis étaient comme moi. L’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire en 2010-2011 révèle que 71 % des jeunes tentent de contrôler leur poids. Au moment de l’enquête, les 2/3 de ceux qui voulaient maintenir ou perdre du poids ont eu recours à des méthodes de dangerosité pour la santé, comme sauter des repas ou des diètes extrêmes. Je l’ai fait. Quelques-uns de mes amis aussi. Sauter des repas, ne manger que des légumes, ne boire que de l’eau dans la journée, etc. Alors avec le recul, je me trouve « chanceuse » de ne pas avoir développé de troubles alimentaires, parce que c’est souvent comme ça que ça commence, et que personne n’est à l’abri. Bref, en tant qu’adulte, j’ai dû réapprivoiser mon corps, et apprendre à m’aimer comme je suis. Mais je me demande comment les choses se seraient déroulées si on m’avait parlé des troubles alimentaires, plus jeune. Si, à l’école, on m’avait parlé de troubles de santé mentale et d’estime de soi… À bas les troubles alimentaires, c’est une occasion en or de présenter aux jeunes les services qui peuvent leur venir en aide, d’ouvrir la discussion au sujet de la santé mentale, de lever les tabous entourant les troubles alimentaires, de leur faire sentir qu’ils peuvent faire une différence, et de leur enseigner le concept de solidarité et d’engagement communautaire. Nous sommes allé.e.s dans quelques écoles avec la campagne À bas les troubles alimentaires, et croyez-moi, c’est beau et touchant à voir. On estime qu’il y a 65000 femmes et jeunes filles qui souffrent de troubles alimentaires au Québec. C’est sans compter les garçons. Cette année, 17000 ont reçu l’aide d’ANEB.

Aidez-nous à aider nos jeunes, et joignez-vous au mouvement À bas les troubles alimentaires!

Catherine Brunet, porte-parole d’ANEB

Credit photo: Eva-Maude TC

Mot Félix-Antoine Tremblay

 

ANEB est un organisme qui défend une cause qui me tient particulièrement à cœur. De par la pertinence de son message, l’importance de ses interventions et l’aide incommensurable qu’elle offre à ceux et celles qui ont recours aux services. Dans une ère où on met l’image corporelle au premier plan, les jeunes sont vulnérables et susceptibles à la comparaison, aux complexes et donc, à développer un trouble alimentaire. La journée À bas les troubles alimentaires est selon moi l’hybride de la sensibilisation chez les jeunes et même chez les parents. Elle encourage la discussion, l’éducation, le soutien en plus de démystifier ce fléau qui ne laisse personne à l’abri et qui peut briser des vies. Pour avoir parcouru quelques écoles qui ont emboîté le pas vers un monde sans jugement, sans tabou et prônant la diversité corporelle et l’acceptation de soi, je suis d’avis que tous devraient faire pareil. La formule est simple, ludique et les jeunes adorent s’impliquer de façon originale. Faisons-le. Ensemble on peut aller plus loin.

Félix-Antoine Tremblay, porte-parole d’ANEB