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Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires: non aux préjugés!

Avez-vous déjà remarqué combien de semaines thématiques il y a dans une année? Beaucoup trop pour arriver à les compter. Il y a les semaines du bonheur, de l’amitié, de la famille, mais il y aussi la semaine de la prévention du suicide et la semaine de la préventiondes maladies mentales. Parfois, on peut arriver à se demander si on doit s’investir dans une semaine, prendre le temps de choisir une thématique qui nous plaît, une qui semble importante à nos yeux ou tout simplementen choisir une parce que tout le monde en parle.

Je souhaite ici vous parler d’une semaine plus spécifiquement, qui selon moi, revêt une importance capitale, soit la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires, qui se déroule du 1er au 7 février 2015!

Les troubles alimentaires font de nombreuses victimes, avec un taux de mortalité malheureusement trop élevé. En effet, de 10 à 20% des gens qui n’ont pas recours à de l’aide spécialisée en viennent à succomber en raison des complications qui y sont reliées.Comment peut-on en arriver à ignorer cette problématique grandissante, ainsi que ce chiffre sinistre? Serait-ce en raison des tabous et des préjugés entourant les troubles alimentaires? Bien sûr que non, me direz-vous tous en cœur.
Malheureusement, oui.

Il y en a beaucoup et il est difficile de se défaire de ceux-ci, eux qui nous accompagnent comme des boulets aux chevilles. Ces préjugés et ces tabous, on les entend depuis belle lurette.
Spécialement pour vous, j’ai déniché quelques perles:

« Un homme avoir un trouble alimentaire? Pff, impossible, c’est une affaire de fi-fillesça! »
« C’est se suicider à petit feu. »
« Des caprices d’adolescents, ce ne sont pas des troubles alimentaires. »
« Mon enfant ne peut pas avoir un trouble alimentaire, il mange! »

« C’est impossible de sortir de cette maladie-là. »
ou le fameux « Elle n’as pas vraiment besoin d’aide, elle veut juste attirer l’attention! »

Surprenant? Non. Fâchant? On brûle. Regrettable? Oui.

En amenuisant les impacts individuels, relationnels, environnementaux et culturels des troubles de l’alimentation, les personnes atteintes de ce trouble, ainsi que leurs proches, peuvent se sentir embarrassées, mal à l’aise et indignes de recevoir de l’aide. Un trouble de santé mentale requiert de l’aide psychologique, du soutien moral, et surtout de l’empathie.

Ces tabous et préjugés sont véhiculés en raison d’un manque de connaissance sur la maladie et ses symptômes, le manque de communication et d’échange avec les personnes touchées de près ou de loin par cette maladie et les fausses croyances générales face aux maladies mentales. Ceci crée un clivage entre l’aide externe et la capacité de la personne souffrante à s’ouvrir à l’aide, et par conséquent, à vouloir recevoir l’aide. La peur de l’inconnu est forte. Comment en arrive-t-on à exclure et à négliger une partie de la population sous prétexte qu’ils font exprès, qu’ils sont capricieuxou qu’ils essayent d’attirer l’attention. Ce sont ces tabous que nous devons enrayer, car ils perpétuent la pensée que les gens souffrant d’un trouble alimentaire sont aliénés et que rien n’est possible afin de les aider à sortir de leur maladie. Je vous pose la question suivante : si la peur des maladies mentales était enrayée, serait-il plus facile de les traiter? Évidemment.

Comment puis-je aider à défaire les tabous et préjugés entourant les troubles alimentaires?

En s’informant, en se mobilisant, en partageant ses connaissances sur les troubles alimentaires, en gardant en tête que le problème est au-delà de la nourriture; d’où l’importance d’éviter le plus possible de parler de diètes, d’apparence physique et de poids. En encourageant la personne souffrante à aller consulter un professionnel (psychologue, nutritionniste, médecin), nous brisons la croyance selon laquelle demander de l’aide est un signe de faiblesse.

Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires

Les troubles alimentaires doivent être pris au sérieux. Nous comptons sur l’appui de la population afin de faire avancer les choses en défaisant les tabous et les préjugés les entourant.
Vous pouvez utiliser les différents outils disponibles sur le site de la Semaine www.semainetroublesalimentaires.com. Ainsi, si vous entendez une de ces phrases remplie de préjugés, vous serez prêt à rétorquer, brandissant vos convictions et vos connaissances comme une épée et bouclier!

Bonne fin de semaine de Sensibilisation aux troubles alimentaires!

Stéfanny Trudeau, intervenante volet jeunesse à ANEB

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