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Randonnée en forêt : Mettre ou ne pas mettre de mascara…dans le bois?

D’entrée de jeu, randonnée en forêt et mascara ne semble pas être un « match » parfait, je vous l’accorde. Qu’on se le dise, les arbres ne reluquent pas nos vêtements, les cocottes de sapin ne contemplent pas nos cheveux, et les petits suisses ne s’enfuient pas parce « qu’on fait dur », mais parce que, bah, c’est des petits suisses et ils sont tout simplement peureux!

Pour toutes ces raisons, en quoi le port du mascara est justifié? PARCE QUE!! J’aime mieux ça avec du mascara, bon! Ça sonne peut-être superficiel et très « fefille », mais oui, je mets du mascara, même pour aller me promener dans le bois. Certains diront : « Oui mais, tu t’en vas faire du sport, avoir chaud et suer, à quoi bon? ». Certes, et pour cette raison que j’utilise du « waterproof »! « Mais alors, le mascara, on s’en fout dans le bois, y’a pas un randonneur qui va le remarquer ». C’est vrai, mais MOI je sens la différence…même dans le bois! Aie!

Mais quelle étrange magie découle du port du mascara? Tadam! En un coup de brosse vous serez ravivée et prête à affronter le monde?!? Vraiment?

Le mascara est devenu pour moi plus qu’un simple produit de beauté, c’est un état en soi! Voyez-vous, au fils du temps, le mascara est devenu mon « passage obligé » entre mon état passif (au réveil) et mon état actif (aller hop, on commence la journée)! Comme si je ne me sentais pas réveillée ou pas complète sans mascara. Comme si je passais en une seule application d’allure acceptable à très fière allure. C’est donc dire que sans mascara, je ne me sens pas tout à fait « fonctionnelle ». C’est un peu poussé à l’extrême, mais pas tant finalement. Tenez, juste avant d’écrire ce billet, je me suis passée quelques couches de noir sur les cils, question de me sentir prête et apte à foncer droit devant…mon écran d’ordi dans le sous-sol. Ouf, ça méritait un petite « shot » de maquillage, n’est-ce pas!

Pour d’autres, « l’objet sacré » sera un cache-cerne, un fond de teint, un blush, un gloss. Mais dans mon cas, qu’on me retire tout mon maquillage, mais ne m’enlevez pas mon mascara extra-volume-longueur-courbette-effet dramatique! Mmm…Est-ce qu’on parle ici d’une petite dépendance? Oui en effet! Et c’est alors que je m’auto-énerve!

Constat : j’ai réussi à intégrer « l’idée » selon laquelle je suis pas mal plus belle et à l’aise avec moi-même et autrui avec les cils recourbés. Rationnellement, est-ce vraiment mon mascara « magique » qui fait tout le boulot, j’en doute fort! Comme quoi il y a des habitudes difficiles à perdre…et certaines idées ancrées sur les charmes du maquillage!

Revenons dans le bois. Je suis certaine que je ne suis pas la seule à se munir de bottes de randonnée…et de mascara. Par habitude? Par coquetterie? Parce qu’on va prendre des photos et malgré la couette de cheveux qui nous colle dans le front on veut avoir un petit peu d’allure? Si les cils extra volume amélioraient les performances, peut-être, mais comme ce n’est pas le cas, soyons censés, le mascara n’est pas requis en randonnée. Et que dire de la réaction de mon chum lorsque je lui aie exposé le sujet de ce billet : « Hein, tu fais ça toi! ». Ben quin! En résumé, les arbres, les roches, les petits suisses et mon chum se foutent éperdument de mes cils recourbés. Ça se passe entre les deux oreilles, qu’ils disent!

Je vous dis ceci le plus humblement du monde, ce n’est pas demain la veille que je vais retirer l’utilisation complète de mascara dans mon quotidien, là n’est pas la question. Je ne pars pas non plus en guerre contre le mascara ou tout autre produit de beauté. Mais « come on »! Dans le bois?! Voici donc mon « exercice-lâcher-prise-sur-mon-apparence » : dans un espace naturel, un visage naturel.

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