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Mythes et réalités sur les troubles alimentaires: 2ème partie

Ce billet consiste en la suite de ce billet-ci.

Faites le test, selon vous, les énoncés suivant sont-ils des mythes ou des réalités?

Le fait de vivre avec un trouble alimentaire peut amener divers risques sur le plan de la santé.

RÉALITÉ

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OSM), la santé consiste en un état complet de bien-être physique, mental et social. Il est donc important de considérer à la fois les conséquences physiques et psychologiques que peut vivre une personne ayant un trouble alimentaire. D’ailleurs, le fait que cette maladie soit celle qui présente le taux de mortalité le plus élevé parmi tous les troubles de santé mentale révèle bien la souffrance qui peut être vécue. Voici donc quelques conséquences possibles :

Conséquences physiques Conséquences psychologiques
•Fatigue, étourdissements, maux de tête
•Perte de cheveux
•Troubles du sommeil
•Ralentissement du rythme cardiaque et arythmie
•Anémie
•Arrêt des menstruations
•Détérioration des dents et des gencives
•Sang dans les vomissements
•Complications obstétriques
•Risque d’ostéoporose
•Anxiété
•Impulsivité
•Isolement et repli sur soi
•Pensées obsessionnelles
•Difficultés émotionnelles
•Changements d’humeur fréquents
•Problèmes de concentration
•Préoccupations marquées pour la nourriture et le poids
•Humeur dépressive
•Irritabilité

Une attitude aidante pour les proches d’une personne vivant un trouble alimentaire consiste à la questionner sur son alimentation et si nécessaire, s’assurer qu’elle mange.

MYTHE

Questionner la personne sur son alimentation ou s’assurer qu’elle mange peut être considéré par celle-ci comme une façon de la surveiller ou la contrôler. Cela peut donc faire en sorte qu’elle s’éloigne ou se ferme à toute communication. Par conséquent, nous encourageons plutôt les proches à garder un contact le plus positif possible avec la personne et à adopter une attitude de non-jugement envers ce qu’elle vit. Le fait de questionner la personne sur son alimentation provient généralement des inquiétudes vécues. Ainsi, mieux vaut axer la communication sur ces inquiétudes et les nommer directement à la personne.

Nous comprenons qu’il est difficile pour un proche d’accepter la présence du trouble alimentaire, mais celui-ci a peu de recours tant que la personne n’a pas pris conscience du problème ou n’a pas décidé de s’en sortir. Il est donc préférable de responsabiliser la personne et de la voir comme quelqu’un de capable et mature.

Toute personne ayant vécu un trouble alimentaire va conserver certains comportements reliés à ce trouble tout au long de sa vie.

MYTHE

Plusieurs facteurs peuvent influencer le rétablissement ou le maintien d’un trouble alimentaire. La durée et le succès du rétablissement varient d’une personne à l’autre. Cependant, de façon générale, on constate qu’environ un tiers des personnes vont se rétablir complètement, ou presque complètement, et retourneront à de saines habitudes de vie. Un autre tiers des personnes vont se rétablir, mais en gardant certains comportements associés au trouble alimentaire. Enfin, environ un tiers ne se rétabliront pas, la maladie se cristallisera ou elles en mourront. Dans tous les cas, il importe de garder en tête que le processus vers le rétablissement n’est pas linéaire et qu’il demande patience, persévérance et motivation. Le plus important est d’y croire!

Sources :
•Comprendre les troubles alimentaires – Manuel de l’intervenant (2011)
•Site Internet de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas www.douglas.qc.ca
•Site Internet de ANEB

Auteur: Maison L’Éclaircie

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