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Jacques, 48 ans: Le cri du corps

Mon corps a peur. Il se réfugie dans la nourriture, pour lui, c’est aussi douillet qu’une couverture…

Mon corps a faim, je le nourris pour qu’il puisse fonctionner, le problème est qu’il n’écoute pas le signal de satiété…

Mon corps n’a pas faim, je le nourris quand même, au nom de circonstances atténuantes. Cela m’apportera d’autres problèmes…

Mon corps est triste. Voilà l’occasion de noyer mon chagrin. La nourriture : pas besoin de lui dire par où passer, elle connaît le chemin…

Mon corps est heureux. Il veut fêter ça, sans comprendre pour le futur ce que ça engendrera…

Mon corps a ses limites, qui, une fois atteintes, peuvent mener ma tête dans un véritable labyrinthe…
En terminant, peu importe l’état dans lequel je suis, l’obsession pour la nourriture est omniprésente. Il me faut donc en faire une amie qui ne me veut aucun mal.

Je me dois aussi de comprendre que la nourriture me sert et non le contraire, je dois manger pour vivre et non vivre pour manger.

Jacques, 48 ans

One thought on "Jacques, 48 ans: Le cri du corps"

  1. Mireille C. dit :

    Merci, Jacques. J’ai vécu la maladie dans plusieurs de ses manifestations (anorexie, boulimie, hyperphagie) au cours de ma vie. Je trouve que peu d’information circule sur la compulsion alimentaire. On parle beaucoup de l’anorexie semblant presqu’en être fasciné ou à l’idéaliser, mais un trouble alimentaire est souffrant, point. Peu importe la forme qu’il prendra. C’est possiblement pire lorsqu’on souffre d’hyperphagie justement, à cause des jugements véhiculés à l’égard de celle-ci dans notre société, à la prise de poids qui vient souvent avec, et forcément, à la honte, à la gêne et à la culpabilité…

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